Le temps passe et alors?
Calme-toi,
inspire , expire,
inspire, expire,
inspire très fort...
remplis toi les poumons jusqu'à ce qu'ils explosent
et quand ils explosent, ça part dans tous les sens...
et là, rien ne sera plus contrôlable...
tout partira en vrilles
et on applaudira le spectacle
un beau spectacle rouge-noir, à la nuit du sang chaud...
prends ton souffle parce que,
ça va durer,
ça va s'éterniser, on va tout figer
ou, plutôt
essayer de tout figer, parce qu'on ne pourra rien figer...
parce que ça bougera...ça changera
et ça deviendra...on verra...
Le temps passe et alors?
La vie est longue, il faut prendre son temps
à ne pas la vivre...
la vie est longue, c'est la voyante qui me l'a prédit
je sais que la vie est longue, c'est Hadès qui me l'a promis
la vie est longue, parce que... c'est ce qu'ils ont dit...
eux, qui ne nous ressemblent point,
qui l'aurait cru!
La vie passe et alors?
ta vie ou ma vie? je ne sais guère...on verra...
et puis, peu importe
c'est juste long...
On ira doucement, tout doucement
jusqu'à se couper souffle,
jusqu'à étouffer patience...
on prendra notre temps, tout notre temps
mais pas le temps,
lui,
c'est lui qui nous prendra...
Le temps passe, notre vie avec...
et alors?
dimanche 30 novembre 2008
vendredi 28 novembre 2008
Non, je ne regrette rien
... je ne regrette rien, ni le mal ni le bien ni le meilleur ni le pire...
On ne regrette rien mais on ne fait que regretter et on se ment, et on n'arrête de se mentir...
Trop forts en lâcheté pour pouvoir l'avouer...
ou peut-être qu'on se l'avoue, en se le murmurant tout bas,
en rêvant de regret juste un peu, un tout petit peu...
tellement trop peu que l'ange des rêves ne peut le détecter.
Et on devient ces malheureux-heureux,
ces forts avec les beaux discours de bravoure et de prince charmant sur son cheval blanc.
Et on construit des châteaux en Espagne, des châteaux en mousse fondante et amère.
Cette mousse à l'essence de poison, un poison exquis, liqueur du sang bleu...
On regrette et on féconde le regret...
On le sème, on l'arrose et on le voit s'épanouir chaque matin enlacé d'un hiver glacial, chaque soir enivré d'un souffle d'été,
et on fond dans la fierté du non regret, dans l'extase des cris muets
dans l'euphorie des hurlements étouffés et des pleurs meurtris car meurtriers.
Et non rien de rien, non je ne regrette rien, jamais rien...
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